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Quand l'adaptation au stress n'est plus possible

  • 30 janv.
  • 4 min de lecture

Le burn-out, maintenant précédé du burn-in, est devenu un mal universel dans un monde où tout s'accélère et dans lequel nous devons être performants à chaque étape de notre vie. Ce terme, souvent galvaudé, est un sujet préoccupant. Alors, de quoi parle-t-on précisément quand on évoque le burn-out ?


Les mots stress et burn-out fond désormais partie de notre quotidien et de celui de nos proches. Nous subissons un environnement bruyant, pollué, agité en permanence, avec des contraintes et des obligations de plus en plus nombreuses, auxquelles nous devons répondre en temps réel, notamment à l'heure d'internet des réseaux sociaux. Nous sommes sur sollicités et devons être joignables constamment, sans la possibilité de laisser de répit à notre cerveau qui sature d'informations. Notre capacité d'adaptation diminue, s'épuise et un jour, s'effondre.


Burn-out, de quoi s'agit-t-il ?

Le burn-out, défini comme un « syndrome d'épuisement professionnel » fait suite à un surmenage chronique, plus ou moins long. Il s'étend de nos jours à la sphère familiale pour les parents débordés, souvent les mères, mais aussi à celle des études pour les étudiants sous pression. Ce concept est apparu dans les années 70 avec le psychanalyste Herbert Freudenberger dans son ouvrage "Burn-out : The High Cost of High Achievement" (l'épuisement professionnel, la brûlure interne, éditions Gaëtan Morin, 1998). On parle de « brûlure interne » pour exprimer le « petit feu qui consume » sans que l'on s'en rende compte, avant de provoquer une implosion.


Même s'il est surtout lié au XXIème siècle, l'épuisement au travail a déjà été identifié par le médecin Samuel Tissot presque trois siècles plus tôt, en 1770, puis portera le nom de « fatigue industrielle » vers 1920.


Dans les années 2000, la médiatisation des salariés japonais morts en raison d'un surmenage au travail ou le suicide des salariés chez Renault ou France Telecom illustrent de façon dramatique ce sujet.


Le médecin Hans Selye publie, en 1956, "The Stress of Life", édition Gallimard 1962 et met en évidence les différentes étapes du stress et sa répercussion sur les systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien.


Cette « maladie » dont la réalité remet en question l'organisation de notre société, le système de management au travail et son environnement, est loin d'être imaginaire et concerne aussi de plus en plus les mères de famille et les étudiants...


du stress au burn-out : 4 phases à reconnaître


Le stress est essentiel à la vie et la survie. « L'absence totale de stress, c'est la mort » dira souvent Hans Selye. C'est donc notre capacité d'adaptation qui est en jeu et qui en fonction du contexte, des pressions et des prédispositions, obéit à un mécanisme graduel de 4 phases :


Phase 1 : l'enthousiasme

la motivation et l'enthousiasme génèrent une énergie positive et dynamisante chez l'individu qui accepte les contraintes de son travail et maintient son équilibre


Phase 2 : le surengagement

lors de cette phase d'alerte, le temps passé aux activités prend le pas sur la vie personnelle avec une diminution des temps de loisirs. L'absence de déconnexion mentale induit les premiers signes de fatigue ou de manque de sommeil et ceux-ci sont ignorés. On peut aussi parler d'addiction au travail.


Phase 3 : l'acharnement

la notion de plaisir diminue, voire disparaît, avec l'apparition d'un stress chronique et le sentiment d'être surmené, noyé dans les nombreuses tâches à gérer. L'agressivité, l'impatience et le cynisme se manifestent alors, aussi bien sur le lieu de travail que dans la vie privée. On parle de désocialisation. Cette phase de résistance peut durer plusieurs mois selon le caractère des individus.


Phase 4 : l'épuisement

« je suis épuisé(e) », « je vais craquer ». cette dernière étape se caractérise par un effondrement de l'organisme. Cette phase peut être brutale 'et la personne craque d'un coup) ou se manifester en 2 étapes :

  • le burn-in : épuisement psychique ou dépression

  • le burn-out : épuisement psychique, émotionnel et physique

La perte d'intérêt, la dévalorisation et le découragement s'associent alors à une incapacité à réfléchir, à se concentrer. C'est à ce niveau que le risque suicidaire est majeur.


Quel est le mécanisme du burn-out ?


Au niveau biologique, les glandes surrénales, qui sont au centre de la résistance au stress, vont adapter la réponse de l'organisme à celui-ci.

En phase de stress aigu d'alarme, l'activation du système sympathique va provoquer la libération d'adrénaline. Le taux de cortisol augmente alors dans le sang pour activer la libération de glucose, source d'énergie. Ce mécanisme consomme un taux élevé de magnésium, de zinc et de taurine.


La phase de résistance, ensuite met en jeu une augmentation notamment de cortisol et de radicaux libres. La synthèse de sérotonine augmente aussi pour neutraliser l'effet des agents stressants mais la production s'épuise, conduisant à des changements d'humeur ou à des comportements alimentaires addictifs. Parallèlement, sous l'action du cortisol, le taux de magnésium chute et le calcium passe au niveau des neurones, provoquant ainsi des troubles de la concentration et de la mémoire. La dopamine, notre starter matinal, impliquée dans la motivation et le plaisir, commence lentement à chuter, provoquant une fatigue et une difficulté à se mettre « en route ». l'insuline, augmentée sous l'action du cortisol, diminue la sensibilité de ses récepteurs avec un risque sur le long terme de pré diabète ou de surpoids.


La phase d'épuisement, enfin, correspond à l'effondrement du cortisol, de la dopamine et de la sérotonine. L'anxiété est à son maximum avec une incapacité physique à l'action. La désorganisation biologique est totale.


Il existe de nombreuses stratégies préventives pour alléger les journées des employés avec le « bien-être au travail », des outils pour prévenir le stress, des apports en gemmothérapie, l'aromathérapie, les élixirs floraux... l'activité physique pour diminuer les tensions nerveuses, la respiration, la méditation.


L'essentiel étant de déconnecter le mental en séparant les tâches professionnelles et personnelles, s'organiser, déléguer, prendre soin de soi.


Sources : Corinne Allioux Goldfarbe, naturopathe, asso-franceburnout.fr, souffrance-et-travail.com


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